Comme si / Version 2012


Dates des tournages:

  1. Le 2 août 2009, entre 17h55 et 19h26 : L’arrivée aux fêtes de Bayonne / Laura marchant seule au milieu de la foule
  2. Le 3 août 2009, entre 16h36 et 18h42 : Cabines téléphoniques, la rencontre.
  3. Le 4 août 2009, entre 14h19 et 18h15 : L’arrivée dans l’appart, le livre, la chambre, la danse du Danube bleu , la copine.
  4. Le 5 août 2009, entre 12h55 et 17h52 : L’interphone, le réveil. Cabines téléphoniques, les retrouvailles.
  5. Le 6 août 2009, entre 14h30 et 18h : le clip.
  6. Le 10 août 2009, entre 11h50 et 12 : Pâtes-DVD
  7. Le 10 août 2009, entre 13h40 et 16h11 : Les trois filles et la bagarre à Bayonne.

Le ciné compte pas pour des brumes

Ci-dessus vous pouvez voir le petit clip d’introduction que j’ai mis avant de présenter 1h30 de mes courts métrages, clips et animations. Inutile de dire que c’est du second degré (j’adore quand on dit « inutile de dire » pour justement le dire afin d’expliquer quelque chose que tout le monde comprend).

Comme je l’ai annoncé ici, mes films sont passés hier dans une salle de cinéma, à Gourette. C’était une grande salle de 150 places.

Gourette est, entre autres, une station de ski située à 1400 mètres d’altitude. Il faut prendre une route en zigzag pour y accéder (déconseillé d’aller vite pour ceux qui sont, comme moi, malade en voiture).

Le hic c’est qu’en fin d’après-midi une brume s’est installée pour se transformer en brouillard, la route était devenue glissante, ce qui décourage de prendre la route pour monter jusqu’à Gourette afin de voir les films d’un inconnu, même gratuitement (quoi que.. il faut quand même payer l’essence, soyons franc).

Encore eût-il fallu que je le susse, me dit un autochtone du coin, cherchant à se justifier de ne pas être venu (j’ai d’ailleurs remarqué que, généralement, les autochtones sont souvent du coin). En effet, au cinéma, un deuxième hic (non je n’ai pas le hoquet ), ils ont oublié un détail, trois fois rien… mettre l’affiche (que vous pouvez voir ici). L’erreur est humaine, tout le monde peut se gourette. De plus, l’erreur a été réparée, l’animateur est allé chercher l’affiche et vers 18h installa celle-ci à l’entrée du cinéma (pour la séance de 21h donc). Y a pas à dire, ça m’a fait quelque chose de voir mon affiche dans l’antre d’un ciné (bon, je ne la voyais pas vraiment à cause du brouillard, mais rien que de l’imaginer, j’avais la larme à l’œil).

20h40.. pas un chat (à la limite j’m'en fous, les chats sont pas autorisés dans la salle). Par contre, la ville semblait déserte, pas âme qui vive. Alors J’ai prié le ciel (que je ne voyais pas) d’avoir au moins dix personnes, « Ô Dieu du cinéma, je m’en contenterai ». Alléluia! Au final, ils étaient 12 dans la salle (peut-être un clin d’œil du ciel à Jésus et ses 12 apôtres, c’est qu’ils ont de l’humour là-haut). Eh ben vous savez quoi? C’est génial de voir ses films sur grand écran! Ça prend de l’ampleur, une autre dimension et je pourrais y prendre goût. Revoir 6 ans de boulot en 1h30 sur grand écran, ça remet les idées en place. J’étais agréablement surpris par l’image et le son.

Je ne regarde jamais ou très rarement les films que j’ai faits, ou alors dans un laps de temps assez long. Et en revoyant tout d’un coup sur écran géant, j’ai pu apprécier la subtilité des gens qui m’entourent.

Sandra dans Bretelles, Pourquoi, Pari tenu et Tohu-Bohu a un jeu génial, très expressive et très physique, un jeu d’une grande générosité où elle se donne sans compter, elle le vit, elle m’a bluffé, je le savais mais de le voir sur grand écran tout s’amplifie, le bon comme le mauvais, et elle c’était tout bon.

Maider dans Flûte, La pince à épiler, Tohu-Bohu et Bretelles est un cartoon ambulant qui dégage à l’écran une joie de vivre et un enthousiasme plus que communicatif! J’espère vraiment retourner un jour avec elle. Elle a une créativité débordante. Et la musique qu’elle a composée pour Flûte est tout simplement parfaite. Elle a su donner une âme au film.

Manon dans Bretelles, Tohu-Bohu et Pinceau est excellente et subtile, c’est aussi ma partenaire animation, elle a tout de suite capté le principe du stop-motion. J’ai partagé quelques uns de mes plus grands fous-rires avec. Et quelle voix! Elle chante, on tombe amoureux. Sans en faire trop, j’affirme que c’est un bonheur et un privilège de chanter en duo avec elle, c’est très valorisant. J’espère pouvoir le refaire un jour.

Laura, aah Laura.. On forme un parfait duo comique dans le style l’emmerdeuse et l’emmerdé. Elle est d’un naturel désarmant et est tellement attachante qu’elle est la chieuse qu’on adore dans Comme si. Ce film a été vraiment très agréable à tourner, ça devrait être obligatoire que tous les tournages se passent comme ça, comme Comme si. Dans (L’)Etat d’âme, elle prouve qu’elle a le potentiel pour changer de registre en passant de l’émotion au rire. Elle dégage vraiment quelque chose à l’écran.

La majorité des musiques de mes films et clips sont de Sébastien Bagilet (alias Franck Chiliperro), à mourir de rire dans Place Bien-Être. Il a composé des morceaux magnifiques, comme Regardez-moi ou Je te le dis. C’est une chance de l’avoir eu comme partenaire de jeu et de musique.

J’avais un peu peur de voir Libertad au ciné, c’est un de mes premiers courts, il est très maladroit, mais sur grand écran et grâce à la musique de Sébastien, il prend une autre dimension que sur le net. Quand Libertad est passé, quelque Jean a eu sa petite larme à la fin.. quand je dis quelque Jean, je parle bien de Jean, protagoniste de Pourquoi, Bretelles et autres Tohu-Bohu. Il a su montrer aussi qu’il pouvait passer de l’émotion à l’humour et changer de registre en passant, par exemple, de la brute au poète. Dans Pourquoi, son jeu est impressionnant de subtilité. J’en profite pour le remercier car c’est grâce à lui que j’ai pu voir mes films sur grand écran.

Tout le long de la séance je me suis dit que j’avais eu beaucoup de chance de les avoir, et je me suis félicité (j’adore les gens qui s’auto-félicitent) d’avoir su si bien m’entourer. Merci à vous tous et à ceux que je n’ai pas cité, comme mon ami dentiste, excellent dans Le justicier. Certains penseront que j’en fais trois tonnes de complimenter ou remercier tout le monde, mais sincèrement je dis tout ce que j’ai ressenti, et je pense qu’il ne faut pas attendre d’avoir un César pour remercier tout le monde (ben oui, sinon je vais jamais le faire).

Méditons ce qu’à dit un grand poète philosophe, Valéry:

Aimons nous vivant, n’attendons pas que la mort nous trouve du talent.

Cette séance m’a motivé encore plus en ce qui concerne mon projet de long métrage, je rêve encore plus fort de le voir sur grand écran.

Pour réparer le manque de publicité de cette première séance, il risque d’y avoir en août, deux nouvelles séances de ciné pour mes films, plus une séance avec un projecteur au Casino des Eaux-Bonnes. Ainsi en cas de brouillard, il n’y aura pas à monter en zigzag. Cette fois ce sera mieux organisé qu’on m’dit, et il y aura d’autres films (où on verra cette fois mon ami Fred).

Et s’il n’y a personne, ce n’est pas grave, moi je serai là.

Les coulisses / Partie 2


Deuxième partie des coulisses du p’tit monde de Zoun, avec un spécial Niña, un de mes tournages les plus folklorique car la majorité des acteurs ne parlaient pas un mot français. L’avantage de tourner un muet, c’est qu’au tournage on peut dire ce qu’on veut, même des paroles complétement saugrenues du style « donde esta la mama de pedro? »

Cabocarranza plagio?

Un jour, j’ai reçu un mail de  Kore-na, une internaute que je ne connais pas :

« Hola Zoun !
Je viens de croiser un personnage dans le clip « Y te abrazo dulce » de Cabocarranza.
Le connaissiez-vous ?

Un abrazo de kore-na…
« 

Voici le clip dont elle parle (merci à toi Kore-na!):


Ma première réaction a été « Rhoo, il a eu la même idée que moi! » (oui parce que je pense que deux individus à l’autre bout du monde peuvent avoir une même idée). En voyant que leur clip date de 2009, je me suis dit « Hé!Hé!, j’ai eu l’idée avant lui ». Puis j’ai vite réalisé que le clip était chilien, et là ça m’a fait tilt! Ceux qui suivent ce blog savent que je suis souvent allé au Chili, et que j’ai même réalisé un clip d’animation pour un groupe rock chilien, Clon. Clip que voici:

D’ailleurs je me suis fait avoir, car j’ai passé beaucoup de temps à faire entièrement seul ce clip en échange de… rien (ce n’était évidemment pas ce qui était prévu)! D’après ce que je sais, cet élégant groupe utilise mon clip pour le passer avant leur concert. Ce clip est même passé à la télévision chilienne (sans qu’on précise mon nom bien sûr), sur la chaîne canal 13. Et c’est là que les coïncidences commencent à être (trop) nombreuses. Le réalisateur du clip dont Kore-na nous parle,Luis Bahamondes, a travaillé pour… Canal 13. Tout comme Rodrigo Cruz un des musiciens du groupe Clon! Donc fatalement, soit il a vu le clip que j’ai fait pour Clon sur Canal 13, soit Rodrigo Cruz lui a directement parlé de moi. Mais d’une manière où d’une autre il y a de fortes chances qu’ils soit tombé sur mon clip Si t’étais pas là (réalisé en 2006), ou Regardez-moi (réalisé en 2007). Il suffit d’aller sur mon site.

Ca fait plaisir de savoir qu’un petit amateur peut aider des professionnels de la musique et des professionnels de la télé à gagner un peu d’argents et de temps.

J’ai un doute… quand on s’inspire d’une idée de quelqu’un et que l’on omet délibérément de le citer… comment ça s’appelle déjà?