J’me sens comme…

J’me sens comme une Bamba triste,
comme une Marseillaise en mineur jouée par un flûtiste autodidacte, sans tact.
J’me sens comme un producteur gros cigare qui lit le score à l’envers,
et en plus qu’a perdu son chien policier, celui qui lui touche le pied
chaque fois qu’ c’est le premier temps.

J’me sens, définitivement, comme une bamba triste.
Définitivement, comme une bamba triste.

J’me sens comme un accord yougoslave
auquel on aurait cruellement interdit l’entrée d’la Belle Ferronnière.
J’me sens comme Pierre le preneur de son qui rit sans envie
parce que le client lui dit « écoutons hydrophilement ».

J’me sens, définitivement, comme une bamba triste.
Définitivement, comme une bamba triste.

J’me sens comme un publiciste range loden qui se dit plutôt mourir que Pluto Mickey.
J’me sens comme un clip muet, où les seuls mots intelligents viennent d’un académicien
qui dit : « je flippe, je flashe, je suis cool et j’ai les moules ainsi qu’les boules maman ».

J’me sens, définitivement, comme une bamba triste.
Définitivement, comme une bamba triste.

J’me sens comme un vendeur d’instruments d’musique auquel on vient
de rapporter une guitare parce qu’elle sonne pas comme celle de Van Halen.
J’me sens comme les 4 saisons de Vivaldi après un compte donné très fort et en Allemand:
« Eins zwei drei vier! »

J’me sens, définitivement, comme une bamba triste.
Définitivement, comme une bamba triste.

Paroles de Pierre Billon

Bon… au moins je n’ai pas la tristitude. N’est-ce pas cher Duke? :)

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