Tohu-Bohu / Les coulisses

Voici un p’tit aperçu  de la fabrication d’un épisode de Tohu-Bohu. Vu de l’extérieur, les tournages paraissent surréalistes. Les passants doivent penser qu’on fait de l’art contemporain ou un truc du genre, alors que la pixilation est la plus ancienne des techniques d’animation, elle date du début du XXe siècle. Cela consiste au final à reproduire le mouvement alors qu’on est en arrêt.

D’après Wikipedia, « Pixilation » vient de l’anglais et voudrait dire: « dirigé par un pixie, ou ensorcelé ». Un pixie est une sorte de fée ou de lutin. De nos jours, on dit plus couramment stop-motion. Quoi? « Mouvement en arrêt »  ou « stop-mouvement » ça le fait moins? Comment pourrait-on appeler ça en français? Un humain animé? Une anima-réel? Mouvanimation? Tohu-animation? Vous avez une idée?

Pour voir les quatre premiers épisodes de Tohu-Bohu, cliquez ici ou .

J’ai eu l’idée de Tohu-Bohu grâce aux génériques de Pari tenu, ma première web-série. Même ceux qui n’aimaient pas la série, aimaient ces p’tites scénettes. Je me suis dit que ce serait sympa de faire une série avec un format court et ce principe de scénettes. Sandra qui fait du théâtre, m’a dit qu’il y a  un exercice sur l’impro qui consiste à mettre deux personnes en situation. Elles sont sur un banc, au pied du banc se trouve une boite mystérieuse. A eux d’improviser sur ça. Je me suis dit alors que tout pourrait se faire autour de ce banc. Plusieurs histoires, plusieurs personnes avec comme point commun ce banc. C’est pour ça que les 7 premiers épisodes se font en caméra fixe avec ce banc. Mais la pixilation n’était pas prévu au départ. J’ai eu l’idée un peu avant les tournages, ça fait longtemps que je voulais exploiter cette technique et là je me suis dit que c’était l’occasion. Forcément, le projet de départ en a été complétement modifier et les choses impossible sont devenues possible. J’avais eu l’idée de La statue avant l’idée d’utiliser cette technique, et évidemment ça transforme tout le projet. Du coup j’ai trouvé des idées faite pour la pixi (Les oiseaux ou Les cartons par exemple). La contrainte du banc ne me plaisait plus, ne me motivait plus, elle n’avait plus de sens. C’est dans l’épisode 9 (La course) que j’ai décidé de laisser tomber les bancs et la caméra fixe et de me concentrer qu’à la seule contrainte de la pixilation.